Réflexions sur l'attitude et les réactions du public face aux risques

samedi, mars 25, 2006

Accès à la connaissance

La bataille fait rage pour savoir si les internautes pourront, ou non, télécharger librement des oeuvres de l'esprit, en principe protégés par les règles de la propriété intellectuelle.

Les arguments ne manquent pas pour affirmer que le libre accès, et la reproduction d'oeuvres intellectuelles, nuirait à la création elle-même, puisqu'elle ne permettait pas à leur auteur d'être légitimement rémunérés.

Cette craine est parfaitement fondée, en ce qui concerne les créateurs "professionnels".

Mais en réalité, qui sont les créateurs ?

Avant tout, des passionnés, des inspirés, dont les idées sont souvent pillées et exploitées à des fins purement commerciales, par des lobbies extrèmement puissants n'ayant d'autre but que d'en tirer un maximum de profits... pourquoi pas...

Le problème est que ces puissances économiques ne "montrent" que ce qui se vend, et téléguident les "acheteurs" dans leurs choix, et occultent tout ce qui n'a pas d'intérêt "commercial", nuisant à la diversité, et à la création elle-même.

Il en résulte que 99% de la création et des créateurs sont inconnus du public, qui dispose actuellement du formidable outil d'Internet pour puiser dans cet immense réservoir
de connaissance et de culture, ce qui représente un danger pour les éditeurs professionnels, dont une partie de la clientèle risque de se détourner de leurs produits formatés au profit de la création "libre".

On constate depuis l'apparition d'Internet une mévente sur certains produits d'accès à la connaissance (encyclopédie, oeuvres classiques...), dans la mesure où celle-ci est accessible librement et gratuitement sur la toile.

Peut-on réglementer cet accès à la connaissance ? Celle-ci ne fait-elle pas partie du patrimoine commun de l'humanité, et à ce titre insusceptible d'appropriation exclusive, au même titre que les corps célestes ou l'Antartique ?

Malgré les spasmes "juridiques" d'une société en cours de transformation, on peut penser que cet accès à la connaissance et à la culture fait partie des droits et des libertés fondamentaux de l'individu.

De plus, cette culture doit être le résultat spontané du travail et de la recherche personnelle des milliards d'individus qui peuplent la planète, et à ce titre non susceptible d'appropriation par une minorité, pour des raisons qui sont actuellement mercantiles, mais pourraient rapidement devenir politiques...

Enfin, seule la liberté et la diversité de la culture peut garantir son développement et son épanouissement et éviter une pensée unique qui résulterait inévitablement d'une réglementation.

samedi, mars 04, 2006

Chasse à l'homme

On ne peut qu'être étonné par l'importance donnée par la Presse au présumé responsable de l'enlèvement, des tortures et de la mort atroce d'Ilan Halimi.

Il s'agit, malheureusement, d'un fait divers parmi d'autres atrocités du même type, qui mérite que les coupables, soit recherchés, et sanctionnés.

De là, à monopoliser les ondes, et les manchettes des journaux du fait que le "cerveau" de cet acte barbare risque de ne pas être extradé vers la France, témoigne d'une disproportion de l'évènement par rapport à son importance réelle, et donc d'une déformation de la réalité.

Là encore, la Presse attise les peurs, excite les passions, appelle à la vengeance en jouant sur les réflexes les plus primaires des individus, et, à force de matraquage, façonne l'opinion publique à son gré, pour des raisons qui n'ont rien de philanthropiques.

La même opinion publique qui, sous la même pression médiatique, s'indigne et s'offusque aujourd'hui qu'on ait pu emprisonner injustement les innocents que la même Presse désignait comme coupables dans l'affaire d'Outreau.

Comme il fallait s'y attendre, celle-ci n'aura pas changé les comportements.

Ménage à plusieurs

La partenaire d'un couple de lesbiennes se voit reconnaître les droits d'un père sur l'enfant de l'autre.

Même s'il est souvent souhaité, l'enfant est essentiellement issu de la "génération spontanée" de l'amour entre un homme et une femme.

Dans l'éventualité d'une" femme-père", l'enfant est exclusivement le fruit d'une volonté, comme elle pourrait d'ailleurs l'être de la part d'une simple "fille-mère", désirant un enfant un enfant hors de tout enggement avecun homme.

Dans tous les cas, avec les progrès de la science, on peut s'attendre à ce que l'enfant souhaité soit choisi, sélectionné et réponde à certains critères déterminés, permis par la science génétique.

En admettant qu'une lesbienne puisse être considérée comme un Père, on peut s'interroger sur l'évolution de la structure parentale, car elle n'empèche plus que trois personnes, ou plus, puissent s'unir dans un projet parental. Pourquoi réserver le PACS à seulement deux personnes ?

Si on peut concevoir qu'un enfant soit mis en SCI, surtout si celui-ci est porteur de beaucoup d'espoirs, il n'en reste pas moins, qu'une telle structure est bien différente du modèle primitif qui fait de cet enfant, avant tout, le "signe" gratuit de l'amour d'un homme et d'une femme.

La seule véritable interrogation, est le ressenti de l'enfant, face à sa valeur de signe...